Dans son ouvrage Science avec conscience (1982 : 165 et s.), Edgar Morin souligne qu’on ne peut pas arriver à la complexité par une définition préalable et il propose cinq « avenues » qui conduisent au défi de la complexité : l’irréductibilité du hasard ou du désordre, la transgression, la complication, la relation entre le désordre et l’organisation, et enfin l’organisation. Et en explicitant cette dernière voie, il précise ce qui se trouve à la base de notre réflexion pour cette journée d’étude : « l’organisation est ce que constitue un système à partir d’éléments différents ; elle constitue donc une unité en même temps qu’une multiplicité. La complexité logique de l’unitas multiplex nous demande de ne pas dissoudre le multiple dans l’un, ni l’un dans le multiple. (idem, p. 167) ». Lorsqu’on s’intéresse à l’enseignement des langues étrangères, cette complexité – ou plutôt ces complexités – peut se décliner en plusieurs unités. Nous nous concentrerons ici sur quatre d’entre elles : la complexité du système linguistique, la complexité des acteurs, la complexité du contexte, la complexité des approches.
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