Medium is not dead : Si l’évolution de la littérature et de l’art modernes et contemporains tend à une dé-spécification des mediums, selon le constat établi par Pascal Mougin, que reste-t-il aujourd’hui des médialités – des « résidus » – dans la création ou la production ? Transmédialité et dématérialisation ont-elles définitivement achevé d’effacer toute trace des médialités ? Ou de leur soustraire toute valeur ?

Alors que les études intermédiales et transmédiales reposent depuis de nombreuses années sur des théories, des corpus et des spécialités bien établis, la médialité (radicale, sans préfixe) reste encore peu interrogée et problématisée. Pourtant, en tant que processus, elle intéresse « l’idée du médium » (Rancière) et les questions de transmission et de circulation. Elle permet de penser les formes d’artisanat de l’œuvre, le travail de négociation mené avec les contraintes des différents matériaux que sont la langue, la photographie argentique, la fluidité numérique, les huiles et les encres, le gramophone et la machine à écrire, la pierre et l’argile, etc. Les médialités s’inscrivent ainsi dans une approche matérielle de l’analyse qui pose la question du support, de la technique, mais aussi du contexte culturel, des valeurs et des usages dans la production et dans la réception.

Salle des Conférences MSHS les 17 et 19 juin

Château de Oiron le 18 juin

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Jessy Neau – Anne Cécile Guilbard- Sophie Stokes- Julien Rault

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